Notre âme est un paysage choisi.

Sur les rivages, les jardins, le long des sentiers, des berges, en plein champ ou au cœur des forêts, comme une porte ouverte sur un instant de quiétude et de méditation... cette démarche photographique est imprégnée de poésie, loin de la frénésie et de la violence qui émanent par tant d’aspects du monde d’aujourd’hui. Ces images font appel à notre subconscient, à travers des souvenirs de moments choisis au contact de la nature, qui nous ramènent à l’Ëtre. La légèreté et la profondeur de ces œuvres saisissent le spectateur, comme si elles étaient le produit de mondes isolés où règne un certain silence et où la nature aurait une place toute particulière. Les concepts et l’intellect n’ont pas l’air de dominer ici. Ils semblent se taire pour laisser la place au geste de l’artiste et travailler notre vision. Quel est au fond cet esprit qui dévore les artistes, les emmène loin de leurs quotidiens et du nôtre, le temps de la création? Cete démarche artitique nous offre sur le moment présent une parenthèse où respirer et contempler ce qui nous entoure. Cette recherche sur le paysage Français, dont voici quelques pièces, ne semble-t-elle pas finalement apporter un sens plastique à la poésie ? 

L’œuvre de Olivier Charles telle qu’elle se présente aujourd’hui, se déploie en un vaste work in progress dans lequel chaque projet appelle le suivant, tous se croisant, entrant en résonance les uns avec les autres, comme autant d’étapes d’une quête. Cela commence en 2007 par un retour aux sources après avoir passé 20 ans à l’étranger et la rencontre de l’artiste avec un lieu, la redécouverte du littoral Normand et les plages de son enfance, que Olivier Charles identifie spontanément comme une sorte de réplique in situ de son « paysage mental ». Depuis cette révélation, les horizons sans cesse scrutés des 1ères années tels ceux du «Désert des tartares» de Buzzati, marqués par la lente introspection, s’évanouissent peu à peu et laissent place à d’autres paysages tel les bords de Loire dans la série «Ipséité». Il réalise des paysages minimalistes à la lumière diffuse et aux couleurs tirant sur les tons jaunes et sépia, dénuée de toute présence humaine ou tout référent architectural précis. Cette identification n’est évidemment pas anodine, et illustre d’emblée le pouvoir d’ « intuition métaphysique » de l’artiste. Car la figure de «paysages de l’enfance» agit immédiatement de manière essentielle, appréhendée intuitivement comme une réplique, un double géologique et géographique de la conscience, et qui, hors du temps et de la géographie ordinaire, s’inscrit comme possible promesse de perpétuel ailleurs. N’est-ce pas un peu cela que recherche Olivier Charles en s’éprouvant jusqu’au bout des mondes et un retour à ses racines? Un ailleurs à redécouvrir ? Mais quel ailleurs ? On pourrait d’emblée interpréter la quête de Olivier Charles comme une réponse à une sorte de nécessité poétique du départ, une « impulsion du voyage », une forme de romantisme rimbaldien, dans cet irrépressible désir d’absolu qu’il semble manifester, tentant sa réalisation au travers du voyage et de la mémoire comme champ de toutes les ruptures possibles mais qui paradoxalement, dans l’éloignement, oblige à une présence absolue à soi-même. Grâce à un sens de l’observation précis et sensible, il recherche les moments où se révèlent l’atmosphère et les caractères essentiels d’un paysage.

Certainement sait-il déjà que ce n’est pas au bout du monde qu’il trouvera le sens qui lui manque, s’il est vrai que la dernière aventure est nécessairement intérieure, de celle qui pourrait le conduire au bout de lui-même, au bout de son île. On trouve dans la culture bouddhiste cette idée que la conscience est pareille à une île dans une mer d’obscurité. Et la solitude qui traverse l’œuvre d’Olivier Charles semble émerger comme une révélation de l’ipséité, autrement dit de l’île en soi, l’île que chaque conscience constitue au cœur du monde, où que l'on se trouve. Olivier Charles dit souvent qu’il recherche des lieux de retrait, des lieux de solitude dans un temps suspendu, et le silence, et l’évidence de l’absence de l’autre. Bien sûr, se joue en écho de cette pratique solitaire la question de la place de l’individu dans nos sociétés contemporaines, la liberté, réduite, de s’en retirer, une sorte de résistance naturaliste évoquant Rousseau ou Thoreau. Mais de cette volonté de se retrouver au plus près de la nature ne ressort-il pas, au fond, l’ambitieux projet de se découvrir un autre homme, un autre « soi » ? Car qui n’a jamais rêvé de partir sur une île déserte pour fuir la brutalité du monde et « se retrouver » ? Encore faut-il que l’île déserte ne redevienne une île recomposée à l’image du monde qu’on a quitté, une île peuplée de tous les schémas que l’on transporte avec soi. Alors faut-il que Olivier Charles veuille, à l’instar de Deleuze, que les lieux qu’il habite un temps et reconstruits sous son geste artistique se fassent lieux imaginaires, au fond, comme idéal de renaissance et de recommencement. Bref, une île où l’homme existe déjà, mais un homme peu commun, un homme absolument séparé, absolument créateur, bref une Idée d’homme, un prototype, un homme qui serait presque un dieu, une femme qui serait une déesse, un grand Amné-sique, un pur Artiste, conscience de la Terre et de l’Océan, un énorme cyclone, une belle sorcière, une statue de l’île de Pâques. Un autre homme, donc. Les lieux élus par l’artiste forment une sorte de « Poétique géographique », géographies réelles mais mythiques, pour mieux y saisir les preuves de ce qu’il recherche, à sa hauteur d’homme, dans l’épure de ce qui est donné et de ce qu’il peut saisir. 








Les tirages de collection sont tirés, sous mon contrôle, par un tireur d'art professionnel au studio Picto Bastille à Paris, sur du Papier satiné Kodak Endura Premier N. Le tirage d'art offre la garantie d'obtenir un tirage unique, parfaitement fidèle aux souhaits du photographe et il assure grâce à la qualité des matériaux choisis, une très longue conservation. Aussi bien en terme de papier retenu qu'en terme de technologie utilisée, la plus grande attention a été accordée à la longévité des tirages, annoncée supérieure à 250 ans dans des conditions normales d'exposition en intérieur sous verre et l'abri du soleil direct.


Des exemplaires limités, authentifiés et certifiés :
Chaque tirage Fine Art est édité à 7 exemplaires. Chaque tirage est contrecollé sur alluminium, numéroté et signé. Un certificat d'authenticité portant le titre, le numéro du tirage sur le nombre total, le nom de l'auteur, la date de prise de vue et la date de tirage est délivré avec le tirage.
Medium:
Tirage
Papier Fine Art, Baryta Hahnemühle 315g , contrecollé sur Alu 2mm.
Edition: Edition de 1, 7, 10 tirages dans quatres formats différents
Size:
Tirage: 180 x 139 cm. - Edition de 1/1
Tirage: 150 x 109 cm. - Edition de 1/7
Tirage: 100 x 59 cm. - Edition de 1/10


FORMATION & EXPOSITION
1987 - B.A Visual Arts, Honors Photography : London College of Printing, London, U.K
1990 - Natural Illusion : Texture on subway - 1er prix New South Wales Art Gallery, Sydney, Australie
1993 - Bali paysages: 1er Prix du Jury Ilford 1990, France.
1997 - L'intimité d'un boxeur : 1er Prix du jury El Paris, Espagne.
1997 - Jazz scenes - Ino's Gallerie, Dover street, WI, England.
2000 - Show Girls - Moulin Rouge, Paris.
2001 - Show Girls - Franklin street gallery, NYC.
2002 - Burlesque – The Slipper Room - NYC.
2003 - Coney Island beach scenes – Coney Island Freak bar - Brooklyn, NYC.
2004 - Show girls – Annual Studio Show - Private Studio Strawberry Hills, Sydney. Australie.

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